« Le vrai problème dans nos entreprises françaises aujourd’hui, ce sont les retard de paiement ». Cette phrase est entre guillemets car le « aujourd’hui » ne date pas d’hier, mais plutôt de quelques années. Assez d’années en tout cas pour que je ne comprenne pas le sens de cette phrase, et comme toute personne novice en la matière, j’ai pensé : « mais ils finissent bien par payer, donc qu’est-ce que ça change ? ». Vous vous en doutez, je me suis abstenu de tout commentaire. Et depuis, la situation a bien changé et je réalise ce que cela peut être d’avoir affaire à des mauvais payeurs.

Et apparemment, je rejoins une grande majorité de personnes : selon une étude sur le recouvrement des créances publiée en novembre 2015 par le cabinet ARC avec IFOP, 95% des entreprises pensent que le non-respect des délais de paiement met en danger la santé des entreprises, et même les amener au dépôt de bilan… Et ces craintes ne sortent pas de nulle part, puisqu’un quart des entreprises françaises seraient en faillite à cause de ce non-respect des délais de paiement ! Seul une entreprise sur 3 payent leurs factures à l’heure, et la France vient de battre un nouveau record : les retards de paiement atteignent 13,6 jours en moyenne, le pire score jamais atteint ces 10 dernières années. En termes de trésorerie, on atteint tout de même trois mois de manque à gagner…!

Mais le gouvernement va dans le sens des entreprises, et essaie de trouver des solutions pour pallier à ce fléau. Après la loi Hamon du 17 mars 2014 ayant insaturé des sanctions pouvant aller jusqu’à 375 000 euros, Emmanuel Macron a annoncé le 23 novembre 2015 qu’il y aurait un renforcement de cette loi. La sanction globale pourra désormais atteindre un plafond de 2 millions d’euros, « afin d’être mieux proportionnés aux profits pouvant être tirés des retards de paiement », explique Bercy.

Néanmoins, engager des poursuites envers ses clients est-elle la meilleure solution pour les fidéliser ? La réponse à cette question rhétorique coule de source : bien évidemment que non. A mi-chemin entre le laxisme et la sanction financière, il existe des solutions pour endiguer ce problème : dématérialiser ses factures ou demander des contrôles et des attestations aux commissaires aux comptes. Vous pouvez aussi passer par l’établissement d’escompte – effets remis à la banque pour un financement à court terme – ou le factoring – vous cédez vos créances à un organisme financier, généralement filiale d’un établissement bancaire – qui vous permettent de disposer immédiatement de la trésorerie dont vous avez besoin, mais qui peuvent vite revenir cher.

La solution que nous vous proposons et qui nous semble la plus efficiente est le crédit management externalisé. Pendant la relance des factures, notre prestataire de services intervient au nom de votre entreprise, dans le respect des relations commerciales que vous entretenez sans pour autant s’immiscer dans la gestion de la politique commerciale. Nous ne vous conseillerons pas à un prestataire de services qui vous « engueulera » si vous acceptez la commande de la part d’un client retardataire (c’est du vécu). Selon vos besoins, vous pouvez externaliser votre relance de factures une fois tous les trois mois par exemple, mais aussi de manière structurelle avec un audit du poste clients, la mise en place d’un processus de suivi et de relance de factures pour que vous deveniez autonome dans la gestion du poste clients et que vous puissiez anticiper/éviter ces mauvais moments.